Comédienne - Voix off & doublage - Autrice - Formatrice

ÉCRITURE

CHEMIN

Anaïs écrit dans des carnets et feuilles éparses depuis la pré-adolescence. Elle décide d’écrire pour être lue à partir de 2018, lors de la période civique et créatrice qu’elle aménage après une rupture conventionnelle.

 

Elle puise le thème de son premier récit dans son expérience de la voile et écrit une auto-fiction autour de la rencontre posthume avec Florence Arthaud, dont le bateau personnel, un voilier rose nommé Largade a été légué à l’AJD – Bel Espoir.

 

Elle poursuit son chemin d’écriture en écrivant des textes courts, dont certains qu’elle enregistre à Radio Grenouille  – Vaness ; Dame de coeur –  d’autres sont exposés – Horizon.

En 2022, à partir d’une consigne d’écriture donnée dans les ateliers Levez l’encre de Mélanie Grisvard, Anaïs écrit autour de l’affaire des mineurs réunionnais transplantés dans l’hexagone.

 

 

RACINES EN L’AIR & À FLEUR D’EAU

Marquée par la découverte de l’histoire dite des réunionnais de la Creuse, ces 2 000 enfants mineurs de l’île de La Réunion séparés de leur famille et transplantés en France métropolitaine de 1962 à 1984, elle écrit actuellement sur ce sujet. À travers une écriture réaliste et poétique, elle tisse un récit et donne à entendre ce chapitre peu connu de l’histoire de la Ve République qui a laissé des traces, que ce soit à l’île de La Réunion ou dans l’hexagone.

 

Après avoir remporté le 1er prix du concours de nouvelle G-E Clancier à l’unanimité du jury pour À fleur d’eau en août 2024 – éditions Maïade, elle poursuit l’écriture du texte Racines en l’air en vue d’en faire un roman. Elle axe ici son travail d’écriture autour des sensations physiques, du corps, des mots qui résonnent, des langues, du créole réunionnais, des images qui jaillissent et font sens au fil du temps. Il s’agit dans cette histoire de liens transgénérationnels. Des liens délicats, subtils, invisibles. Par quels biais peut ressurgir une histoire traumatique dans le corps d’une personne de la deuxième génération ? Les thèmes que l’autrice développe ici sont ceux de la filiation, des racines, du déracinement, de l’exil, de la colonisation, du déterminisme social, de la moindre considération de l’individu selon son origine et sa couleur de peau. Toutes ces histoires qui nous lient.

 

Une écriture qui se veut à la fois poétique, réaliste et politique.

 

Le recueil de nouvelles À fleur d’eau est disponible à Marseille à la librairie La Rêveuse.

 

 

RÉSIDENCES D’ÉCRITURE – 2025

• Juillet – résidence d’écriture à La Maison du Goupillou en Dordogne. Article d’Arnaud Galy.

• Septembre – résidence d’écriture à La Fabrique francophone à Cahors – Présentation

 

 

EXTRAIT – NOUVELLE  À fleur d’eau

« Ici, des petites fleurs violettes se nichent en ses yeux, elles poussent entre deux branches de bois mort. En contour, une mousse s’y est frayé un chemin. Les pulsatilles font partie des renonculacées, famille des vivaces. Elles sont solitaires, dressées ou inclinées avec une collerette plumeuse, de couleur mauve, bleu violacé ou rose, elles sont rarement blanches. Elles ne renoncent jamais. La mousse d’un vert pimpant et douillet donne envie de s’y lover. Souvent, elle s’imagine dormir sur un lit de verdure entouré de fougères et de grands arbres aux feuilles perroquet. Elle ramasse une collerette qu’elle glisse sous son tricot de peau. Les pétales humides se collent à l’encolure de ses seins naissants. En remontant, elle aperçoit lo fadat, un jeune qui porte une faux à la ceinture et chante toujours des paroles incompréhensibles :

 

Mwin pa blan
Non mwin pas nwar
Zarab Zorey Komor
Mwin nasyon bann batar* »

 

*extrait chanson Béber de Danyel Waro

 

 

COMMENTAIRES

« C’est un texte fort. J’en ai beaucoup aimé la construction. On avance pas à pas, on ne sait pas d’emblée où va le texte. J’ai aimé aussi la concision, pas de blabla. Et ô des mots qui chantent ensemble par moments. J’ai aimé voir à quel point tu es sensible aux questions de déracinements, d’immigration, de colonisation, de recherches des sources, des premiers pas, du sol donc, du dur, du réel, du présent. Sur la possibilité de l’enracinement donc. » Anne de Boüard de la Forest, bergère et vigneronne.

 

« Ta nouvelle est très belle. J’ai beaucoup aimé la manière dont tu amènes les choses, dont tu nous fais comprendre peu à peu la nature du secret de l’origine de ton personnage. Et il y a toujours une pudeur, une retenue dans l’écriture qui ne cède jamais à l’émotion facile qu’un tel sujet peut provoquer. Bravo ! » Michaël Dian, directeur du festival de Chaillol

 

« Félicitations ! vous avez écrit un très beau texte, un texte fort qui méritait largement le premier prix. J’ai juste eu envie que la lecture se prolonge. » Nicolle Maguet – Foire du livre de Brive-la-Gaillarde

 

« J’ai beaucoup aimé cette nouvelle primée qui parle des opprimés, avec subtilité, justesse et poésie ! Une narration bien ciselée avec l’illusion de la densité, on découvre l’histoire d’une vie en quelques pages et un beau contrepoint métaphorique sur la rivière tressé dans l’intrigue, serti d’un choix de vers exotiques et musicaux bien à propos qui donnent du souffle à la lecture. Bravo! » Manuel Benchetrit, responsable International House London

 

 

BIBLIOGRAPHIE

Partir de Florence, et poursuivre – Récit auto-fiction autour d’une rencontre posthume avec Florence Arthaud, Manuscrit, 2022

À fleur d’eau – Recueil de nouvelles, éditions Maïade, 2024

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